Une montagne administrative pour se porter candidat !

Aujourd’hui je découvrais les joies d’une déclaration de candidature aux élections législatives, pour celles de Juin prochain, où j’ai décidé de me présenter dans ma commune où j’ai fait ma scolarité, celle de Boulogne-Billancourt. Je me suis rendu à la préfecture des Hauts-de-Seine pour remettre le dossier contenant tous les papiers, comme se doit de le faire chaque candidat, en personne ou en missionnant son suppléant.

J’ai découvert que c’était une montagne administrative qui se dressait face à moi il y a quelques jours. Pour officialiser cette volonté de défendre des idées sur des sujets qui touchent notre génération, comme le rapport au travail ou à la démocratie, il fallait prendre plusieurs jours pour remplir ces papiers et se préparer à revenir à plusieurs reprises à la Préfecture. Sans compter qu’il a fallu mobiliser ma suppléante Paola en dehors de ses heures d’emploi pour qu’elle aussi prenne connaissance des formulaires et les remplisse. Heureusement que nous sommes déterminés, mais je ne vous cache pas que cela pourrait en décourager plus d’un(e).
J’ai la chance de faire des études et d’avoir fini mes partiels. Mais je pense à toutes ces personnes qui n’ont pas l’emploi du temps qui me permet pour ma part d’être candidat et de faire campagne, ou de remplir tous ces dossiers. Si des personnes souhaitent s’investir elles aussi en candidatant, alors elles devront poser plusieurs jours de congés si elles travaillent, indéniablement. Je ne vais pas non plus énumérer les rouages électoraux des différents textes qui institutionnalisent cette compétition dans l’accès aux responsabilités, ils sont trop nombreux, et qu’il vaut mieux connaître. Là encore une barrière supplémentaire.

C’est profondément inégalitaire. Il n’est pas étonnant de remarquer la surreprésentation de certaines catégories socio-professionnelles sur les bancs de l’Assemblée. Ceux qui peuvent prétendre exercer des responsabilités sont souvent issus de professions où ils sont à leur compte et peuvent disposer d’un calendrier plus souple et aménageable.
Alors, les ami(e)s, je veux vous le dire très sincèrement… introduire le tirage au sort dans notre démocratie pour revenir à ses fondamentaux, comme je le propose, en le portant sur le Sénat par exemple, résoudrait ce problème. Nous devons accepter de faire circuler la prise de décision à chacun(e). C’est la garantie d’une réconciliation avec la politique, qui est bien trop éloignée.

PS : Normalement, avec tous ces papiers remplis, on devrait pouvoir s’en sortir aussi à l’Assemblée Nationale. On est rodé désormais.

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